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Axe 1 – Les institutions

Cet axe de recherche se penche sur les institutions favorisant ou nuisant à la vitalité des langues minoritaires et de leurs communautés de locuteurs et locutrices. Il aborde les institutions de deux angles complémentaires : d’abord sous l’angle des mécanismes de protection des langues minoritaires, soit sur une base territoriale, soit dans les domaines d’usage où elles peuvent trouver refuge; puis sous l’angle des multiples contraintes politiques et sociologiques qui pèsent sur la diffusion de ces langues. Les questions de recherche au cœur de cet axe sont :

  • Quelles institutions favorisent la vitalité et la diffusion des langues minoritaires et lesquelles, au contraire, portent atteinte à cet objectif?
  • Quelles sont les répercussions de ces institutions sur les communautés de locuteurs et locutrices?

L’axe se penche sur le principe de territorialité (un territoire / une langue officielle) et sur le fédéralisme comme modalités de protection de la diversité linguistique, de même que sur les formes de bilinguisme inéquitable, et sur les politiques d’assimilation découlant de la mainmise sur le territoire par les sociétés colonial(ist)es. L’axe traite également des travaux portant sur le principe de personnalité comme mode alternatif de gestion de la diversité linguistique (un territoire / deux ou plusieurs langues officielles) ou sur les régimes mixte. Il aborde aussi la question des droits linguistiques, de la protection et la planification linguistique enchâssées dans les traités internationaux et les constitutions des États, incluant la législation encadrant les possibilités d’usage des langues minoritaires à divers échelons.

Les travaux liés à cet axe se penchent également sur les outils de revitalisation linguistique auxquels peuvent recourir les communautés linguistiques pour assurer leur « complétude institutionnelle » dans les multiples domaines d’usage des langues, à la fois dans la vie publique et privée. Enfin, l’axe étudie les contextes de diglossie sociétale où il y a coexistence plus ou moins stable et une répartition fonctionnelle entre, d’une part, une langue « haute » réservée à l’écrit et aux usages oraux formels et, d’autre part, une langue « basse » utilisée dans les contextes informels, principalement à l’oral.

L’axe Les institutions vise donc à approfondir les savoirs sur les formes d’accommodement linguistique, les raisons de leur absence ou de leur échec. La comparaison de différents contextes minoritaires permettra de tirer des enseignements heuristiques, mais aussi normatifs et programmatiques. En documentant les meilleures pratiques, les travaux menés dans le cadre de cet axe pourront trouver écho auprès des autorités chargées de définir et de mettre en œuvre les politiques linguistiques essentielles pour la revitalisation des langues minoritaires et minorisées, de même qu’auprès des organisations et actrices et acteurs sociaux qui font la promotion des langues minoritaires au Canada et ailleurs.

Ce contenu a été mis à jour le 28 avril 2026 à 20h58.